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Crédit photo : Ville de Caen / S. de La Hougue
Crédit photo : Ville de Caen / S. de La Hougue

[Talent caennais] Théo Sarazin, dans la cour des plus grands

le 20/09/2018
Crédit photo : Ville de Caen / S. de La Hougue
Crédit photo : Ville de Caen / S. de La Hougue

Du conservatoire de Caen à l'Opéra de Paris, Théo Sarazin a accompli un parcours qui force l'admiration. À 23 ans, il a décroché le poste de premier basson solo dans le prestigieux orchestre.

"L'Opéra de Paris, c'est le graal !" Théo n'en revient pas d'avoir été choisi par le jury pour devenir premier basson solo de l'orchestre. Au sein de la petite harmonie, il succède à Gilbert Audin, son professeur au conservatoire de Paris, qui tire sa révérence après plus de trente ans de carrière.

"C'est un rêve qui se réalise et en même temps, c'est très intimidant. Gilbert et les autres musiciens de l'Opéra ont toujours été des légendes à mes yeux", confie celui qui a fait ses armes au conservatoire de Caen avec Marianne et Jean-Claude Montac.

Une rencontre évidente

Si ce grand brun discret affirme n'avoir jamais eu l'impression de se forcer, son parcours témoigne d'une rigueur et d'une détermination hors du commun : lauréat de premiers prix dès l'âge de dix ans, second basson à l'Opéra Orchestre de Montpellier et d'autres collaborations prestigieuses, il sort en 2017 du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, auréolé d'une mention très bien attribuée à l'unanimité.

La rencontre avec son instrument de prédilection est une évidence digne des longues histoires d'amour. "Quand j'avais six ans, ma mère a invité une amie bassoniste. Elle a joué l'air du grand-père de Pierre et le loup. J'ai adoré le son grave et doux. Pour un petit garçon, c'est aussi un objet impressionnant par sa taille."

Peu après, une interprétation d'un thème de Star Wars par un ensemble de bassons le séduit définitivement. La musique rythme ainsi toute la scolarité de Théo, qui suit un cursus en classes à horaires aménagées de l'école primaire jusqu'au bac. "Dès la fin du collège, j'ai su que je voulais en faire mon métier."

Le goût du défi

Le 3 septembre, il a soufflé ses premières notes au Palais Garnier avec Le Sacre du Printemps. Ce célèbre ballet de Stravinsky démarre avec… un solo de basson ! Gros défi et grande fierté pour le petit dernier de l'orchestre, qui regrette que le basson soit l'un des pupitres les plus méconnus.

Ainsi, il se plaît à adapter les partitions d'autres instruments, comme Les Variations Goldberg de Bach, sujet de son mémoire, dont on peut écouter des extraits sur la page Facebook @TheoSarazinBasson.

Son côté musicien, Théo le tient de sa mère, flûtiste. Son père lui a transmis le virus des sportifs, l'envie de "viser toujours très haut". Le prodige prépare déjà les concours pour devenir soliste international. Pour autant, il a compris que la clé de sa réussite ne consiste pas à "se battre contre les autres, mais à être à l'aise dans ce que l'on fait". Une belle leçon de sagesse pour un si jeune artiste.

Tendez l'oreille sur @CaenOfficiel !

Pour faire plus ample connaissance avec Théo Sarazin et son basson, quoi de mieux que l'entendre jouer ? Dans le cloître de l'Abbaye-aux-Hommes, le soliste a ravi nos oreilles avec un extrait de L'élixir d'amour, du compositeur italien Donizetti. À écouter et partager sans modération sur les réseaux sociaux Facebook et Twitter @CaenOfficiel

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