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Passé par la prison, David Desclos raconte son parcours sur scène (Photo : Ville de Caen / A. Jousset).
Passé par la prison, David Desclos raconte son parcours sur scène (Photo : Ville de Caen / A. Jousset).

[Talents Caennais] David Lupin, sans armes, ni haine… mais avec humour

le 20/01/2016
Passé par la prison, David Desclos raconte son parcours sur scène (Photo : Ville de Caen / A. Jousset).
Passé par la prison, David Desclos raconte son parcours sur scène (Photo : Ville de Caen / A. Jousset).

Des barreaux de la maison d'arrêt aux planches de théâtre, la vie de David Desclos n'a rien d'un long fleuve tranquille. Sur scène, ce Caennais raconte avec humour son parcours, entre incarcérations et évasions. Pour une tournée dans toute la France ?

David Lupin, comme Arsène Lupin ? Avec le célèbre gentleman cambrioleur, cet humoriste caennais – de son vrai nom, David Desclos – partage un goût certain de la mise en scène… mais aussi un casier judiciaire conséquent. Il y a une quinzaine d'années, David Desclos était en effet une célébrité dans le monde judiciaire : "Des vols, des trafics, une évasion de prison… Je suis passé plusieurs fois par le commissariat de Caen, au point d'être surnommé L'émule de Spaggiari. Si je n'ai jamais usé de la violence, je ne me cherche aucune excuse. J'ai fait des victimes et mes peines sont méritées."

"Mon premier public : les gardiens et les détenus"

S'il s'en est sorti, sa réinsertion, de son propre aveu, fut difficile : "J'ai décidé d'arrêter de jouer au bandit vers mes 25 ans. J'étais en cavale et lorsque je voyais des gens normaux, avec une vie de famille, je me rendais compte que mon existence n'avait aucun sens." Il se rend alors aux autorités et purge sa peine. Verdict : quatre ans et demi de détention. Période pendant laquelle il se met à écrire : "Avec mes anecdotes, je parvenais à faire rire. On me disait d'écrire un livre mais j'ai choisi le théâtre. Mon premier public, ça a été les gardiens et les autres détenus."

À sa sortie, David Desclos s'engage en tant que ripeur dans une société caennaise. Mais au moins une fois par mois, il se rend à Paris, pour se faire repérer par la profession. "J'avais la ferme intention de faire ma place. Malheureusement, j'ai replongé. Dans le milieu du banditisme, on a toujours une dette à payer…" S'en suit un retour à la case prison. Un coup dur mais pas un coup d'arrêt.

Bientôt une tournée ?

La scène reste malgré tout dans sa ligne de mire. Lorsqu'il parvient à laisser ses vieux démons derrière lui, il y a cinq ans, il s'installe à Paris : "Pour vivre avec ma femme et mes trois enfants, j'ai travaillé en tant que télémarketeur pour une compagnie d'assurances. Preuve que je trouve les bons mots et que je suis fait pour la scène, j'étais le meilleur de toute la société. À côté de ça, je continuais à écumer les café-théâtres."

Le Trévise, le Point-Virgule, le Jamel Comedy Club… À 42 ans, David Desclos enchaîne les salles où il raconte avec humour son destin atypique : "J'espère que mon parcours et mon vécu vont faire réfléchir des jeunes qui seraient tentés par la délinquance". Repéré par Amplitude Production, il envisage maintenant une tournée nationale pour son one-man-show "Retour à la maison d'arrêt". Pour un tour de France en toute liberté.

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