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(Photo : Ville de Caen / F. Decaëns)
(Photo : Ville de Caen / F. Decaëns)

La tour Leroy, dernier vestige du port médiéval

le 31/03/2016
(Photo : Ville de Caen / F. Decaëns)
(Photo : Ville de Caen / F. Decaëns)

Si elle domine toujours, de toute son élégance, le marché dominical, la tour Leroy a perdu le lustre de ses anciennes fonctions. Au XIVe siècle, elle gardait l’entrée du port.

Le 26 juillet 1346, les Caennais qui ont pu se réfugier derrière les remparts du château assistent impuissants au pillage et à l’incendie de leur cité. L’assaut des troupes anglaises du roi Édouard III (quelques semaines avant la célèbre bataille de Crécy) vient de révéler implacablement la faiblesse des défenses de la ville. "Jusque-là, Caen n’a pas eu à subir d’épisode militaire majeur, situe Jean-Marie Levesque, directeur du musée de Normandie. Les défenses
urbaines, qui étaient coûteuses et à la charge des bourgeois, ont été négligées. Celles-ci sont facilement débordées par les Anglais tandis que le château reste imprenable."

Gardienne du port

La tour Guillaume le Roy a été édifiée en réaction à cette mise à sac. Elle fait partie d’un vaste programme de consolidation du système défensif de la ville, qui consiste en la construction d’une muraille tout autour de l’île Saint-Jean alors que celles du château et du bourg ducal sont renforcées. Haute de quatre étages, elle forme alors une paire avec sa jumelle, la tour au Landois, située sur la rive sud de la petite Orne.

"Une chaîne tendue entre elles permettait de contrôler l’accès au port", précise Jean-Marie Levesque. Cependant, les Caennais ne seront pas payés de leurs efforts. "Ces défenses n’empêcheront pas Henri V de prendre la ville en 1417, et cette fois, le château se rendra aux Anglais."

Local pour deux associations 

Seule survivante de ce dispositif érigé pendant la guerre de Cent ans, la tour Leroy va ensuite perdre ses fonctions militaires et portuaires avec la destruction des murailles urbaines, la construction du bassin Saint-Pierre et la canalisation souterraine des cours d’eau qui traversent la ville. Elle est utilisée comme habitation, puis comme prison au XVIIIe siècle, avant d’être classée aux Monuments historiques en 1933.

La tour accueille aujourd’hui deux associations : au rez-de-chaussée, Les Glaneurs, qui récupèrent les invendus du marché pour les distribuer gratuitement, et au 1er étage, le Groupe ornithologique normand, qui y entrepose archives et matériel.

(Photo : Archives municipales)

En savoir plus

Caen, cité médiévale
dirigé par Pascal Leroux, publié par « Caen Archéologie » (Musée de Normandie, 1995), disponible dans toutes les bonnes bibliothèques.

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