Contenu non disponible, Merci de retourner votre smartphone
logo CAEN.fr

Formulaire de recherche

  • 591

    C'est la surface d'espaces verts (en hectares) à Caen. Cela correspond à 25% du territoire.
  • 108 793

    C'est le nombre d'habitants à Caen au 1er janvier 2011.
  • 4

    pôles de vie des quartiers offrent un service de proximité aux habitants.
Accueil Découvrir Caen Découvrir le patrimoine Circuit Guillaume le Conquérant

Circuit Guillaume le Conquérant

Le cloître de l'abbaye-aux-hommes sous la neige (crédit : Ville de Caen / F. Decaëns)
Le cloître de l'abbaye-aux-hommes sous la neige (crédit : Ville de Caen / F. Decaëns)

Circuit Guillaume le Conquérant

Au départ de l'Office de Tourisme, suivez les traces de Guillaume le Conquérant et (re)découvrez le patrimoine architectural de la ville à votre rythme, des monuments les plus emblématiques aux lieux plus discrets (maisons de ville, rues et cours intérieures...).

Pour plus d'informations, utilisez la carte interactive ci-dessous.

Ancienne boucherie Place Fontette Eglise Saint Etienne le Vieux Place Saint-Sauveur Hotel ecuyers malherbe Saint-Sauveur Le VIeux College du bois Bourgignon Couvent Maisons Quatrans Saint Gilles Trinite Saint-sepulcre Vaugueux Bourg l'abesse Tour Leroy Saint-pierre pont Saint-pierre Escoville Pan bois Chibourg maison16e imprimeur Rue froide eglise Rue froide

Saint Étienne

Portrait idéal de l'Abbaye-aux-Hommes. Du fait de la révolution, la construction ne fut jamais achevée Source - Bibliothèque MunicipaleL'abbaye bénédictine Saint-Etienne de Caen fut fondée par le Duc Guillaume en signe de repentance pour son mariage avec sa cousine Mathilde de Flandre. Commencée par l'Abbé Lanfranc en 1066, année de la Conquête de l'Angleterre, l'église abbatiale fut consacrée le 13 Septembre 1077 et abrite depuis 1087 la dépouille de son fondateur. Grandiose, son architecture marque l'apogée de l'art roman normand et fut source d'inspiration des deux côtés de la Manche. Riche et puissante, l'abbaye avait juridiction sur le "Bourg l'Abbé" et en particulier sur la paroisse Saint-Nicolas dont l'église romane, désafectée depuis la Révolution, fut construite à la suite du chantier de l'abbatiale. Enclose et fortifiée pendant la guerre de Cent Ans, l'abbaye conserve deux bâtiments médiévaux : "le palais ducal" (logis des hôtes construit dans la Basse Cour du Monastère) et la "salle des Gardes" édifiée dans la deuxième moitié du XIVe siècle (actuelle salle du Conseil Municipal). Pillée en 1562 pendant les guerres de Religion, l'abbaye fut réformée et restaurée par les moines de la Congrégation de Saint-Maur. Devenus Lycée en 1804 les bâtiments monastiques reconstruits au XVIIIe siècle servirent en 1944 de refuge à la population de la ville pendant la Bataille de Caen. Ils abritent aujourd'hui l'Hôtel de Ville.

Eglise Saint Etienne le Vieux

L'église de Saint-Etienne-le-Vieux avant les destructions de 1944 Source - Musée de NormandieFondée au XIe siècle par le duc Guillaume, l'abbaye bénédictine Saint-Etienne était constituée d'un vaste enclos abritant dans ses murs bâtiments et jardins. Si une partie de l'enceinte fortifiée du XIVe siècle et deux bâtiments médiévaux subsistent, l'essentiel fut reconstruit tout au long du XVIIIe siècle sur les plans du moine architecte Guillaume de la Tremblaye. Devenue lycée en 1804, l'abbaye servit de refuge à la population pendant la bataille de Caen (1944) et abrite aujourd'hui l'Hôtel de Ville. Reconstitués d'après un plan ancien, les jardins à la française recouvrent en partie les fossés séparant au moyen-age l'abbaye de la ville. Face à l'Abbaye-aux-Hommes dont elle partage la dédicace au premier martyr, l'église paroissiale Saint-Etienne-le-Vieux remonte sans doute au Xe siècle. Exposée le long des remparts de la ville, elle fut reconstruite après les sièges anglais de 1346 et 1417. Ruiné en 1944, l'édifice conserve une tour lanterne octogonale de la première moitié du XVe siècle et, adossée au chevet, une statue équestre du début du XIIIe siècle représentant l'empereur Constantin.

Place Fontette, Palais de Justice

La place Fontette et les clochers de l'abbatiale Saint-Etienne Source - Musée de NormandieIntendant de la généralité de Caen, le baron Orceau de Fontette entreprit dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle d'importants travaux d'urbanisme et de modernisation de la ville. Pour aménager cette place, et ouvrir de nouvelles rues (la rue Saint-Benoît devenue rue Guillaume le Conquérant), il fit abattre les remparts médiévaux et combler les fossés séparant la ville du Bourg l'Abbé. A l'emplacement de la tour Châtimoine, asile horrible des fous, l'ingénieur Lefébure jeta en 1781, les fondations du palais de Justice. En chantier au moment de la visite du roi Louis XVI (1786), l'édifice ne fut achevé que sous le régne de Louis- Philippe (1830-1848). Le péristyle à colonnes ioniques rappelle le château de Bénouville, chef d'oeuvre néo-classique construit en 1767 aux portes de Caen par l'architecte Claude-Nicolas Ledoux.

Place Saint-Sauveur

Le marché de la Place Saint-Sauveur, autrefois entrée de ville Source - Bibliothèque MunicipaleC'est en 1027, l'année de naissance du Conquérant, qu'est cité pour la première fois le marché qui se tient ici chaque vendredi. La place était jusqu'à la Révolution le lieu des exécutions publiques, d'où le surnom d' "Exécuteur" attribué à l'église Saint-Sauveur. A l'emplacement de l'échafaud s'éléve aujourd'hui la statue du roi Louis XIV. Par une ordonnance de 1735, les échevins de la ville demandèrent aux propriétaires de remplacer leurs vieilles maisons, à pans de bois pour la plupart, par des immeubles suivant un programme architectural. Seuls les hôtels aristocratiques avec leur fronton triangulaire viennent rompre l'harmonie de ces alignements réguliers.

 

Hôtels de la Place Saint-Sauveur

Hôtel Canteil de Condé - 19, place Saint-Sauveur

Le 31 janvier 1747, les religieux de l'Abbaye d'Ardenne vendirent une maison à pans de bois à Vincent de Canteil, mousquetaire du roi, seigneur de Condé sur Seulles, qui fit construire à son emplacement un hôtel particulier. Cette demeure présente sur la rue une façade régulière percée d'un porche surmonté d'un fronton. La porte a conservé un beau heurtoir de style Louis XV.

Hôtel Fouet - 30, place Saint-Sauveur 

Rompant l'alignement des façades, cet hôtel fut construit vers 1740 par un riche marchand drapier. Il est surtout remarquable par sa décoration rocaille et son balcon en fer forgé.

Hôtel Marescot de Prémare - 10, place Saint-Sauveur

Construite au milieu du XVIIIe siècle, cette élégante demeure est surmontée d'un fronton à décor rocaille orné d'une corne d'abondance.

Hôtel des Ecuyers - 42, rue Ecuyère

Demeure construite à la fin du XVe siècle pour la famille de Girard Bureau, nommé par le roi Charles VII vicomte puis lieutenant général du Bailliage de Caen.
L'aile sur la cour conserve un puits et des vestiges de décoration gothique.

Maison de Malherbe - place Malherbe

Descendant d'une vieille famille caennaise, le poète François de Malherbe (1555-1628) serait né dans cette maison.
Reconstruite en 1582 par son père, conseiller au Présidial de Caen, elle était autrefois sommée de lucarnes gravées d'inscriptions latines.

Église du Vieux Saint-Sauveur et de l'ancienne université

source - Musée de Normandie, Ville de CaenFondée vers l'an mil, l'église Saint-Sauveur du Marché fut reconstruite aux XVe et XVIe siècles autour d'une tour du XIIe siècle. Transformée en halles à la révolution, elle servait encore il y a quelques années de halle au beurre lors du marché du vendredi. Elle est aujourd'hui en restauration. Au chevet de l'église s'élevaient depuis le XVe siècle, "les grandes écoles". Fondée en 1432, pendant l'occupation anglaise par le jeune roi Henri VI, l'Université fut confirmée en 1452 après la reconquête française par le roi Charles VII. En 1694, "on a recommencé à rebastir tout de neuf les escoles de l'Université de Caen" sur les plans de l'architecte Brodon. Restauré et agrandi au XIXe siècle, le palais de l'Université fut incendié en 1944. Reconstruite au-delà du Château par l'architecte Henry Bernard, l'Université accueille aujourd'hui, plus de cinq siècles après sa fondation, plus de 25000 étudiants.

 

 

Ancien college du bois - 17-19, rue Saint-Sauveur

Jusqu'à la Révolution, cet immeuble abritait le collège fondé à la fin du XVe siècle grâce à une donation du célébre évêque Cauchon, juge de Jeanne d'Arc. Derrière la façade du n°17 se cache une salle voûtée de croisées d'ogives de la première moitié du XIIe siècle.

Hôtel le Bourguigon du Perré - 13, rue des Croisiers

Construite autour d'une cour à la fin du XVIIe siècle, cette demeure porte le nom du lieutenant général du Bailliage et Présidial de Caen, Constantin le Bourguignon du Perré de Lisles, qui l'avait acquise en 1763. L'hôtel est surtout remarquable par ses escaliers et sa large façade sur rue.

Ancien couvent des Croisiers - 7, rue des Croisiers

Installés en 1356 dans un ancien béguinage (couvent de femmes), les chanoines de la Sainte-Croix ou Croisiers construisirent leur église à partir de 1372. Désaffectée en 1772, elle fut vendue à la Révolution à un menuisier qui abattit une des deux nefs et le clocher. Depuis le porche, on peut observer les vestiges gothiques de l'église. D'autres vestiges sont visibles dans la cour du restaurant, rue Gémare.

Maisons particulières

Maison du XVe siècle - 2, rue aux Namps

D'origine scandinave, le nom de la rue signifie "gages". La rue aux Namps abritait le commerce des fripiers. Avec ses grandes arcades de pierre, cette maison du XVe siècle formait autrefois un porche relié aux porches des maisons voisines en une véritable "galerie marchande" à l'abri de la pluie, le long de la rue.

Maison du XIVe siècle - 14, rue aux Namps

Une tradition ancienne rapporte que cette maison était au temps de Guillaume le Conquérant le manoir de l'évêque de Bayeux, Odon, demi-frère du duc. Elle portait au XVIe siècle une image de Saint-Michel, enseigne de son propriétaire l'imprimeur Michel Anguier. Restaurée au XVIIe siècle, elle repose sur de grandes caves médiévales voûtées sur croisées d'ogives.

Hôtel de Colomby - 6, rue des Cordeliers

Revenez sur vos pas pour rejoindre la rue des Croisiers

Cette rue, voisine du couvent des Cordeliers (moines franciscains) conserve toutes ses demeures anciennes. L'hôtel de la famille de Colomby, bâti au XVIe siècle, fut agrandi au début du siècle suivant d'un grand pavillon sur la rue. Sa haute toiture, sa tourelle en encorbellement et son portail lui donnent un aspect sévère et défensif.

Maison des Quatrans - 25, rue de Geôle

Epargnée par les bombardements de 1944, cette demeure porte le nom des Quatrans, "tabellions" (notaires) du roi à Caen à la fin du XIVe siècle. Thomas Quatrans ayant émigré en 1417 aprés la prise de la ville par les troupes anglaises, sa maison confisquée fut donnée à un chevalier anglais, puis reconstruite dans la deuxième moitié du XVe siècle. Comme souvent à Caen, seule la façade sur rue est construite en pans de bois. Très sobre dans sa décoration, cette façade a permis un maximum d'ouvertures sur la rue. Amputé de sa chambre haute en 1944, l'escalier en vis est logé dans une tour octogonale à l'arrière de la maison.

Le Vieux Saint-Gilles

L'église Saint-Gilles et l'abbatiale de la Trinité vers 1850 Source - Bibliothèque MunicipaleLe site n'a pas connu d'occupation humaine permanente avant la construction de la première église entre le milieu du VIIème siècle et le milieu du Xème siècle. Ce premier édifice chrétien est un bâtiment de 8 mètres de large sur au moins 20 mètres de longueur. La base des murs est en pierres brutes maçonnées et la toiture sans doute en chaume.

Le premier texte qui mentionne cette église est écrit entre 1066 et 1082. Au début du XIIème siècle, on entreprit la construction d'une nouvelle église de style roman qui sera endommagée pendant la guerre de Cent Ans. Dans les années de reprise économique qui suivirent (seconde moitié du XVème siècle), l'église est reconstruite. Elle sera définitivement détruite par le bombardement de Caen en 1944.

 

Abbaye-aux-Dames, abbatiale de la Sainte-Trinité

La tour Leroy, entrée fortifiée du port médiéval. Au fond le clocher de l'église Saint-Pierre Source - Bibliothèque MunicipaleLa Reine Mathilde repose depuis 1083 dans l'église de l'abbaye bénédictine qu'elle fonda  pour avoir épousé son lointain cousin le Duc Guillaume. L'église abbatiale fut consacrée à la Sainte-Trinité en 1066 et sa construction achevée au début du XIIe siècle.

Quarante six abbesses, recevant le titre de "Madame de Caen", se succèdèrent à la tête de  ce monastère féminin jusqu'à la Révolution.

Reconstruite tout au long du XVIIIe siècle, les bâtiments monastiques, devenus un hospice au XIXe siècle, ont été achetés en 1983 par le Conseil régional de Basse-Normandie. Restaurés, ils abritent les services de la Région. Le réaménagement du parc a achevé cette réhabilitation.

Collégiale du Saint-Sépulcre

A son retour d'un pélerinage en terre Sainte, Guillaume Acarin fit élever en 1219 une église sur le modèle du Saint-Sépulcre de Jérusalem pour y déposer un morceau de la Vraie Croix. Neuf chanoines et un doyen constituèrent jusqu'à la Révolution le chapitre de cette collégiale du Saint-Sépulcre. L'église primitive ayant été abattue en 1562, les chanoines s'installèrent dans la chapelle Sainte-Anne voisine qu'ils firent agrandir au XVIIIe siècle. La nef conserve toutefois une porte du XIIe siècle à décor de frettes crénelées. Désaffectée à la Révolution l'église servit, au XIXe siècle, de magasin d'artillerie au régiment installé dans le château tout proche.

Vaugueux

La rue du Vaugueux et la rue Porte au Berger vers 1910 Source - Musée de NormandieMentionnée pour la première fois en 1210, la rue du Vaugueux a donné son nom à ce faubourg bâti au pied de la collégiale du Saint-Sépulcre. "Val des gueux", ou plutôt "val du gué", ce quartier populaire entre Château et port avait autrefois mauvaise réputation. Les grands-parents d'Edith Piaf tenaient, au début du siècle, un café rue Porte au Berger.

 

 

 

 

Bourg l'Abesse

Dépendant de l'Abbaye-aux-Dames et proche du port, ce faubourg populaire portait avant la Révolution le nom de "Bourg l'Abbesse". Artisans aisés, pauvres carriers et dentellières cohabitaient dans ces maisons de la rue Haute où Charlotte de Corday d'Armont (1768-1793) passa une partie de son enfance. Pensionnaire à l'Abbaye-aux-Dames jusqu'à la Révolution, elle fut guillotinée pour le meurtre de Marat.

Tour Leroy

La tour Leroy, entrée fortifiée du port médiéval. Au fond le clocher de l'église Saint-Pierre Source - Bibliothèque MunicipalePercée par les alliés dans les ruines de la ville, l'Avenue du 6 Juin célèbre le jour du débarquement sur les côtes normandes. Elle croise la Tour Leroy construite à la fin du XIVe siècle pour défendre l'entrée du port médiéval (recouvert en 1860). La pierre calcaire extraite du sous-sol de la ville, les textiles et les céréales ont fait, dès le Moyen-Age, la prospérité de ce port relié à la mer par l'Orne, puis le Canal au XIXe siècle. Déplacé et agrandi au cours des siècles, le Bassin Saint-Pierre abrite aujourd'hui, au coeur de la cité, les bateaux de plaisance.

 

 

 

Pont Saint-Pierre

De nombreux artistes ont, jusqu'au recouvrement de la rivière en 1860, dessiné l'abside Renaissance de l'église Saint-Pierre se reflétant dans le port médiéval de la ville.

Construit sur l'Odon, le Pont Saint-Pierre assurait la jonction entre le Bourg-le-Roi et l'Ile Saint-Jean, les deux quartiers les plus importants de la ville. Le Châtelet construit sur le pont au XIVe siècle défendait cet accès important et abritait l'Hôtel de Ville et l'horloge municipale.

Saint-pierre

Appelée autrefois Saint-Pierre de Darnétal, cette église remonte au VIIe siècle. Située au coeur de la ville, à la jonction du Bourg le Roi et de l'Ile Saint-Jean, elle était considérée comme la plus importante et la plus riche de la cité. Dépourvue de transept, l'église fut reconstruite du XIIIe au XVIe siècle et présente toute l'évolution de l'architecture gothique normande. Elle est surtout célèbre pour son clocher, considéré comme "le roi des clochers de Normandie", et pour son chevet Renaissance, construit sur pilotis, entre 1518 et 1545, dans le port médiéval de la ville.

Hôtel d'Escoville - Place Saint-Pierre

Alchimiste renommé et financier avisé, Nicolas Le Valois d'Escoville fit une rapide fortune "dans le commerce des blés avec l'Espagne". Sur la place principale de la ville, il fit élever en 1535 ce somptueux hôtel dans le style de la Renaissance. Loggia, hautes toitures, lanternons et lucarnes rappellent l'architecture du château de Chambord. Autour de deux grandes statues de David et de Judith (longtemps considérées comme oeuvres florentines), la décoration savante mèle thèmes d'inspiration biblique et thèmes profanes issus de l'antiquité. Ruiné en 1944, l'hôtel a fait l'objet d'importantes restaurations

Maisons à pans bois - 52-57, rue Saint-Pierre

Construites au tout début du XVIe siècle, ces deux maisons sont remarquables par leurs ornementations mêlant décors flamboyants et Renaissance. A Caen, où la pierre est abondante, seules les façades sur rue étaient parfois réalisées en pans de bois. La maison de gauche appartenait à un riche marchand de Caen, Michel Mabré, échevin de la ville en 1509.

Maison Chibourg - 98, rue Saint-Pierre

Construite en 1768, cette maison appartenait à Joseph-Pierre Chibourg (1725-1806) qui était recteur de l'Université lors de la visite du roi Louis XVI à Caen en 1786. Autrefois surmontée d'une balustrade, la façade sur la rue présente une vitrine en bois du début du XXe siècle et des fenêtres à décor symbolisant l'amour des sciences.

Maison du XVIe siècle - 35, rue Froide

Construite au début du XVIe siècle, cette maison présente une grande symétrie dans sa façade et deux lucarnes dont l'une reste fidèle à la tradition gothique, alors que l'autre adopte le style de la Renaissance.

Cour des imprimeurs - place Pierre Bouchard

Sans doute construites dans les premières années du XVIe siècle pour le libraire Jean Macé, les maisons de cette cour ont abrité pendant quatre siècles une des plus importantes imprimeries de la ville. Il faut remarquer la décoration flamboyante des fenêtres à croisées de pierre et les deux tourelles d'escalier.

Eglise Notre-Dame-De-Froiderue

Antérieur à l'an mil, cet édifice fut reconstruit à partir du XIVe siècle. Devenue l'église de la paroisse Saint-Sauveur à la Révolution, elle présente un plan à deux nefs jumelées lambrissées de bois et un clocher surmonté d'une flèche sur le modèle de la tour de Saint-Pierre de Caen. Outre les deux absides qui juxtaposent les décors sculptés du Gothique flamboyant et de la Renaissance, il faut remarquer sur la rue Froide un porche du XVe siècle et un curieux escalier logé dans le mur.

Rue Froide

La "Froide rue" apparaît dans les chartes au XIIe siècle. Proche de l'ancienne université, elle est devenue à partir du XVe siècle la rue des imprimeurs, très nombreux à Caen. Ses maisons présentent de grandes arcades ouvrant sur les boutiques et autrefois fermées par des volets de bois. Derrière les maisons sur rue se cachent des manoirs, construits aux XVe et XVIe siècles entre cour et jardin par les riches bourgeois de la ville.