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Minorité / Élus du groupe "Caen, écologiste et citoyenne"

Réfugiés, comment les villes peuvent s'engager ?

Minorité / Élus du groupe "Caen, écologiste et citoyenne"

Réfugiés, comment les villes peuvent s'engager ?

Le manichéisme ou l'angélisme n'ont pas voix au chapitre dans ce dossier. Il s'agit d'un enjeu national auquel les villes sont confrontées, souvent malgré elles. Comment agir ?

Peut-être en étant juste humain et accueillant. Le fameux appel d'air ou point de fixation ne se trouve ni à Calais, ni à Ouistreham, mais en Angleterre. Tant que des êtres humains seront prêts à risquer leur vie pour traverser les déserts africains, la mer Méditerranée et la moitié de l'Europe, après avoir dépensé des sommes folles dans les réseaux de passeurs pour atteindre les rives de nos voisins anglais, les brimades quotidiennes ne les arrêteront pas. Accueillons-les, prenons notre part dans cet accueil, n’oublions pas les efforts que font les états limitrophes de ces pays de départ, qui subissent des désastres écologiques ou des guerres, prenons notre part.

Oui, mais comment ? Informons nos concitoyens, passons un contrat clair avec eux et avec les réfugiés. Ensuite, commençons par un minimum d'humanité avec la mise à disposition d'un abri et de sanitaires. Puis, organisons la rencontre entre les associations, les habitants et les réfugiés. Que risquons-nous à tenter l'aventure de l'accueil ? Ceux qui veulent aller en Angleterre continueront à essayer. Aucun mur ne pourra arrêter quelqu'un décidé à passer. Les autres essaieront d'entrer dans les démarches administratives pour s'intégrer.

Des exemples existent, des villes comme Grande-Synthe et son maire Damien Carême, à proximité de Calais, ont fait le pari de l'accueil. Ils ont rencontré des difficultés mais ont réussi ensemble, in fine. Cette ville est restée attrayante, la population s'est développée, la valeur immobilière a même augmenté.

L'énergie et la compétence de ces femmes et ces hommes réfugiés deviennent alors une richesse pour nos territoires et permettront de créer des passerelles humaines, culturelles, économiques avec des pays lointains. Faisons de cette difficulté une nouvelle perspective de coopération et une chance pour notre économie. Le fameux gâteau que les Français doivent se partager ne demande qu'à grossir, les réfugiés qu'on accuse souvent de venir manger notre pain, augmenteront au contraire nos échanges et nos richesses. Ne gaspillons pas cette chance de grandir.

Le récent spot réalisé pour Caen la mer s'achève sur cette sentence : « Ici nous connaissons le prix de la liberté ». Que faites-vous, monsieur le maire, pour que cette belle idée ne se limite pas à un simple slogan de marketing territorial ? Que faites-vous pour être à la hauteur de l'histoire de notre territoire ?

 

Les élus du groupe "Caen écologiste et citoyenne"
Samia Chehab, Rudy L'Orphelin, Julie Rousinaud.