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Une chaufferie bois au sud de Caen

Des afficheurs LED indiqueront la température extérieure (C°) et la puissance fournie (MW).
Des afficheurs LED indiqueront la température extérieure (C°) et la puissance fournie (MW).

Une chaufferie bois au sud de Caen

Inaugurée le 18 novembre, la chaufferie bois et son réseau de chaleur alimenteront 3 000 logements et une dizaine d'établissements scolaires et de santé de la Guérinière et de la Grâce-de-Dieu.

Mieux maîtriser la consommation d'énergie

La chaufferie bois de la Grâce-de-Dieu

Les travaux et l'exploitation

Une chaufferie bois, comment ça marche ?

Questions-réponses

Mieux maîtriser la consommation d'énergie

Ce projet est l'une des actions majeures du programme de développement durable mené par la Ville.

Les objectifs :

  • Diminuer les émissions de gaz à effet de serre
  • Garantir la maîtrise des coûts de l'énergie
  • Développer la part d'énergie renouvelable sur le territoire
  • Créer des emplois durablement

Avec 13 km de réseau de chaleur, le nouvel équipement de chauffage collectif permettra de réduire de 89 % l’émission annuelle de CO2 (l’équivalent de 4 500 voitures) et contribuera à créer des emplois locaux directs ou indirects, non délocalisables et durables.

La chaufferie bois de la Grâce-de-Dieu

Implantée sur l'ancien terrain sportif Rostand (reconstruit un peu plus loin), la chaufferie bois contiendra deux chaudières de 6 et 4,2 méga watts de puissance (1 MW = 1 million de watts). Les deux chaufferies existantes de la Grâce-de-Dieu et de la Guérinière seront conservées en appoint.

Elle sera composée de 4 parties :

  • le local des chaudières bois
  • des locaux annexes
  • une salle pédagogique
  • des silos de stockage du combustible-bois qui ont une capacité de 300 tonnes et une autonomie de 72 heures.

Elle produira 350 tonnes de cendre (résidu minéral naturel) par an, dont l’épandage se substituera à l’usage d’engrais chimiques. Son approvisionnement en bois se fera dans un rayon de 150 km autour de Caen, en provenance de forêts gérées durablement.

Les travaux et l'exploitation

La Ville de Caen a confié la conception, la réalisation, le financement et l’exploitation du réseau de chaleur à la société Dalkia (EDF) dans le cadre d’une concession de service public. L ’entreprise assure donc l’investissement initial et gérera l’installation pour une période de 24 ans.

Le projet est soutenu par l'Ademe et mené en collaboration avec Biomasse Normandie.

Une chaufferie bois, comment ça marche ?

Un réseau de chaleur est constitué d’une ou plusieurs chaufferies centrales, qui distribuent l’énergie à plusieurs bâtiments par l’intermédiaire d’un réseau de canalisations enterrées et isolées.

Chaque bâtiment raccordé au réseau est équipé d’une sous-station d’échange, où le comptage de l’énergie fournie permet d’assurer la facturation en fonction des consommations réelles.

En France, 500 réseaux de chaleur chauffent plus de 2 millions de personnes.

Questions-réponses sur la chaufferie bois

Le projet va-t-il créer des emplois ?

Pendant le chantier, puis toute la durée de l'exploitation des installations par Dalkia (24 ans), environ 44 000 heures d'insertion seront réservées à des habitants éloignés de l'emploi issus de notre territoire, majoritairement sous forme de contrats de professionnalisation ou d'apprentissage.

Par ailleurs, ce projet permettra de soutenir la filière bois à l'échelle régionale et, par conséquent, de conforter ses emplois.

Les tarifs sont-ils garantis ?

Le projet a été étudié de manière à ce que le prix de l'énergie bois ne soit pas plus élevé que celle du gaz. Cela est possible grâce à l'importante subvention de l'ADEME (33% de l'investissement), partenaire indispensable au projet.

L'exploitant garantit quant à lui un tarif qui pourra évoluer mais de manière maîtrisée. Ce projet vise surtout une diversification et une plus grande indépendance énergétiques, notamment pour faire face aux variations du prix du gaz.

Les besoins en bois vont-ils générer une déforestation ?

Non, le bois proviendra de forêts gérées durablement, de déchets de scieries, de coupes de haies, etc. Par ailleurs, notre région a un potentiel de production bien supérieur aux besoins. Il n'y a pas de risque de déforestation de ce point de vue.

Faut-il changer nos radiateurs ?

Non, il n'y aura pas de travaux à faire dans les appartements. Le réseau sera raccordé à des sous-stations et aux installations générales de chaque immeuble.

La combustion de bois va-t-elle générer des particules ?

Contrairement aux cheminées des particuliers, les chaufferies bois collectives sont équipées de filtres qui stoppent les particules fines. L'installation de la Grâce-de-Dieu disposera d'un système de double traitement de fumée, qui respecte déjà les futures normes en matière de rejet dans l'air. De plus, la chaufferie sera soumise à un contrôle annuel, ainsi qu'à des contrôles inopinés.

À quelle fréquence les camions approvisionneront-ils la chaufferie ?

Les besoins de la chaufferie sont estimés à 14 000 tonnes de bois au départ, puis 19 000 tonnes dans 6 ans. Entre 3 et 4 camions par semaine desserviront l'installation. Grâce à un stock de bois de 3 jours, il n'y aura pas de livraison le week-end. Le site, qui comprendra une aire de manœuvre pour les poids lourds, a justement été choisi pour générer le moins de nuisances pour les habitants.

La chaufferie sera-t-elle bruyante ?

À l'intérieur oui, à l'extérieur non ! En matière de bruit aussi ces installations ont des normes à respecter.

L'école Eustache-Restout sera-t-elle raccordée ?

Oui, comme tous les bâtiments municipaux du secteur. Des discussions sont en cours avec d'autres collectivités pour qu’elles « branchent » aussi leurs bâtiments comme les lycées, les collèges ou les piscines…