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    C'est la surface d'espaces verts (en hectares) à Caen. Cela correspond à 25% du territoire.
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Quelques dates marquantes

L'église Saint-Pierre vue du château. (crédit : Ville de Caen / F. Decaëns)
L'église Saint-Pierre vue du château. (crédit : Ville de Caen / F. Decaëns)

Quelques dates marquantes

Difficile de résumer en quelques lignes l'histoire de Caen. Voici quelques dates qui ont marqué la ville.

Ier siècle - Un bourg artisanal
VIIe siècle - Un tissu préurbain
Xe siècle - La ville se structure
XIe siècle - L'émergence d'une capitale
XVe siècle - Cité anglaise
XVIIe siècle - "L'Athènes normande"
XVIIIe siècle - La ville se structure
XIXe siècle - Entrée dans l'ère industrielle
1940 - 1944 - La Seconde Guerre mondiale à Caen
La Résistance à Caen
1963 - Reconstruction : une greffe réussie

Ier siècle - Un bourg artisanal

Aux confluents de l'Orne et de l'Odon, le long d'une importante voie romaine, Caen est une petite agglomération sans fonctions politiques ou administratives, sous l'influence de la cité gallo-romaine d'Aregenua (Vieux), située à une quinzaine de kilomètres de là. Son activité est essentiellement artisanale.

VIIe siècle - Un tissu préurbain

L'ensemble de villages à vocation agricole se développe. Ce tissu préurbain est passé sous le contrôle d'Augustodurum (Bayeux) qui rayonne sur un vaste territoire. Les invasions normandes viennent interrompre cet essor.

Xe siècle - La ville se structure

L'essor exceptionnel du duché de Normandie profite à Caen. La ville naissante s'impose comme un territoire commercial et agricole de premier ordre avec ses fortifications, ses marchés, ses églises, son port…

XIe siècle - L'émergence d'une capitale

Sous le règne de Guillaume le Conquérant, Caen est la ville des grands chantiers. L'Abbaye-aux-Dames, l'Abbaye-aux-Hommes, le château et son immense enceinte fortifiée sont édifiés. Le futur roi d'Angleterre a choisi Caen, la cité agricole et maritime, pour établir le siège de son pouvoir sur un territoire correspondant à peu près à l'actuelle Basse-Normandie. Dès lors, Caen n'aura de cesse d'étendre son influence et son rayonnement au détriment de sa riche voisine, Bayeux.

XVe siècle - Cité anglaise

Caen vit pendant trois décennies sous occupation anglaise. Faisant face à une forte résistance sur le territoire normand, les Anglais veulent s'attirer les faveurs des habitants. La ville est reconstruite et embellie. L'Université de Caen, l'une des plus anciennes universités de France, est fondée en 1432.

XVIIe siècle - "L'Athènes normande"

Ville fortifiée agrémentée de canaux, de majestueux édifices religieux, de maisons à pans de bois et de riches hôtels particuliers, Caen connaît une expansion qui l'oblige à se développer hors de ses murailles. L'Académie des sciences, arts et belles-lettres de Caen et l'Académie de physique de France sont créées. La ville acquiert la réputation de capitale des beaux esprits et le surnom d'Athènes normande.

XVIIIe siècle - La ville se structure

La ville modifie considérablement sa physionomie dans un souci de modernisation. Les anciennes entrées de ville et les fortifications sont peu à peu démolies pour faire place à des voies de circulation élargies et à des promenades publiques. D'importants chantiers sont mis en oeuvre : reconstruction des bâtiments conventuels pour les deux abbayes romanes, construction de nouveaux équipements publics et de bassins portuaires en périphérie… De nombreux hôtels particuliers voient le jour sur la place Saint-Sauveur et l'île Saint-Jean.

XIXe siècle - Entrée dans l'ère industrielle

1857 marque l'entrée dans une nouvelle ère pour Caen : le canal maritime est inauguré, la gare ferroviaire est ouverte, un réseau complet de distribution d'eau est achevé… Quelques années après, le comblement des cours de la petite Orne et des Odon permet de mettre un terme aux problèmes récurrents de salubrité.

1940 - 1944 - La Seconde Guerre mondiale à Caen

La signature de la Convention d'armistice le 22 juin 1940 place Caen en zone occupée où toute autorité revient aux vainqueurs, ils encadrent l'administration et les services. Le poids de l'occupation s'accroît donc considérablement début 1944. Si le Débarquement n'est plus un secret pour personne, sa localisation est toujours incertaine. Les unités allemandes sont donc renforcées pour défendre les côtes normandes et la construction des fortifications est accélérée grâce à la contribution forcée des habitants. La répression s'abat sans pitié sur les réseaux de résistance de la région, de décembre 1943 à avril 1944 tous sont décapités.

1944 - le Chateau est bombardé6 juin 44 - 13h30 : le martyre de Caen commence avec le fracas des premières bombes. Le raid ne dure qu'une dizaine de minutes mais se révèle d'une violence inouïe. Le quartier Saint-Jean est touché, notamment rue Saint-Louis, rue des Jacobins, rue des Carmélites, boulevard des Alliés. Vaucelles est également très éprouvé, la rue de Falaise bien sûr mais aussi les ruelles autour de l'église. Cependant, c'est au Château que ce premier bombardement provoque les plus importants dégâts. De la rue de Geôle à Saint-Gilles, du Jardin des Plantes au boulevard des Alliés, ce n'est qu'un tapis de bombes, les maisons sont en ruines et le nombre des victimes incalculable. D'autres vagues de bombardements touchent la ville, essentiellement sur le quartier Saint-Jean et plus à l'ouest autour du Vieux Saint-Etienne. Les flammes font des ravages. Puis de nouveau au milieu de la nuit, des centaines de bombes sont lâchées sur la ville.

Dès le 7 juin, il ne reste presque plus rien des quartiers centraux entre la Prairie et le Port, entre la rue d'Auge et le Château. L'hôpital complémentaire de la Miséricorde touché, est inutilisable, les blessées sont évacués vers le Bon-Sauveur et le lycée Malherbe. Epargné, le quartier Saint-Etienne devient le cœur de la ville, refuge des sinistrés mais aussi rassemblement des autorités.

Des bombardements, moins violents et plus localisés, se succèdent pendant un mois. Prélude à la libération des deux rives de l'Orne, les 7 et 18 juillet, les bombardiers, achèvent leur œuvre destructrice. Ainsi, deux jours avant la fin de la bataille, disparaît l'Université et son irremplaçable bibliothèque. Quand le cauchemar prend fin, les trois quart de la cité de Guillaume ont disparu.

La Résistance à Caen

Décorée avec 17 autres collectivités territoriales de la médaille de la Résistance, Caen a également reçu la Légion d'Honneur et la Croix de guerre avec palmes, en reconnaissance du courage de sa population et pour les actions héroïques menées par les patriotes et les résistants caennais durant la Seconde Guerre mondiale.

Pour rendre hommage à la Resistance bas-normande et donner un sens à tous les lieux de mémoire de notre ville, la Ville de Caen a fait publier cet itinéraire de la mémoire.

1963 - Reconstruction : une greffe réussie

1944 - l'île Saint-Jean est particulièrement touchée par les bombardements.En juin et juillet 1944, Caen a perdu sous les bombes près de 70% de son volume bâti. Deux ans après, en 1947, il est urgent de reconstruire. Cet immense chantier est confié à un "remarquable urbaniste", Marc Brillaud de Laujardière, qui dirige pas moins d'une centaine d'architectes. La reconstruction de la ville dure jusqu'en 1963…

Brillaud de Laujardière privilégie la mise en valeur du patrimoine ancien de la ville, préservé ou restauré. Le centre urbain perd en densité au profit de grands axes de circulation, dont le symbole est la "voie triomphale", l'avenue du Six-Juin reliant la gare au château.

Ces larges rues apportent fluidité et lumière à la ville. Elles sont principalement bordées par des îlots de type haussmannien, composés d'immeubles à quatre ou cinq étages, surplombés de toits en ardoise à deux pentes de 45° : la règle générale assez souple qui guide le projet. La pierre calcaire de Caen assure un lien naturel entre ces nouveaux bâtiments et le patrimoine ancien des quartiers épargnés.

Partisan d'une reconstruction "mesurée", l'architecte-urbaniste a su faire preuve d'audace, par exemple en offrant 32 hectares à l'université pour réaliser un campus "à l'américaine", surplombant le château. Il anticipe ainsi l'exceptionnel taux de croissance de la population que connaîtra Caen pendant vingt années.