Contenu non disponible, Merci de retourner votre smartphone
logo CAEN.fr

Formulaire de recherche

Accueil Publications En décembre... le gui

Publication

Plante du mois

En décembre... le gui

Publié le 03/12/2018

Découvrez l'origine du baiser sous cette plante sacrée !

 

Nom scientifique : Viscum album L.

Famille : Loranthacées

Il était une fois...

Il était une fois un roi nommé Gwydyr qui avait trois filles.

Elles avaient trouvé fiancé mais ceux-ci devaient partir à la guerre. Avant leur départ, ils retrouvèrent leurs promises sous de vieux chênes chargés de gui sacré et demandèrent un gage d'amour. Chacune des jeunes filles ôta la plume de paon qui ornait sa chevelure et l'offrit à son fiancé."Encore" déclarèrent tendrement ceux-ci. Alors chacune des filles du roi détacha de ses cheveux la branche de houx qui soutenait la plume."Encore" supplièrent plus tendrement encore les fiancés. Comme les filles du roi n'avaient plus rien à donner, elles accordèrent à leur fiancé un baiser…

Voici une version très connue au pays de Galles, de l'origine du baiser sous la boule de gui.

Ce sont toutefois les druides gaulois qui ont donné au gui la même importance que le houx ou le sapin, pendant la période des fêtes.

Un porte-bonheur

En effet, lors des manifestations en l'honneur de leurs divinités, ils offraient aux participants du gui à accrocher au cou ou à suspendre dans les maisons en guise de porte-bonheur. S'embrasser sous le gui afin d’être protégé faisait également partie du rituel.

Ainsi, lorsque des ennemis se rencontraient sous le gui dans la forêt, ils étaient obligés de déposer les armes et de marquer une trêve jusqu'au lendemain. La boule de gui suspendue au plafond symbolise certainement cet esprit de bienveillance et de paix.

Un pouvoir de guérison et de protection

Les druides lui accordaient également de réels pouvoirs de guérison, de protection contre toutes sortes de maux et contre les méfaits de la sorcellerie. Ce qui explique en partie le caractère sacré de la plante.

Ces "croyances" ont depuis été vérifiées et la véracité des propriétés de la plante, démontrée.

Ainsi, elle peut aider, grâce à différentes molécules, à lutter contre l'hypotension, les problèmes de tonicité cardiaque et d'artériosclérose. Certaines de ses substances possèdent également des effets antitumoraux, ce qui donne lieu depuis quelques années, à des recherches approfondies.

Une plante envahissante

Malheureusement, le gui est une plante que l'on classe très facilement parmi les végétaux envahissants et…très attachants !

C'est une donnée empirique, ou pour mieux dire « vampirique » ! Il s’agit d’un organisme hémiparasite c'est à dire qu'après avoir trouvé une plante hôte, il n’absorbe que l’eau et les sels minéraux contenus dans la sève brute. Il est capable de synthétiser l’énergie solaire par la photosynthèse.

Vous trouverez également des fleurs en avril-mai mais elles sont variables selon les pieds. En effet, le gui est dioïque, c’est-à-dire que certains pieds portent des fleurs mâles et d’autres des femelles. Après fécondation, vous trouverez, sur les pieds femelles, des « baies » blanches et visqueuses (d’où la dénomination générique Viscum). Les grives, qui raffolent de ces fruits, disperseront ainsi les graines dans leurs fientes.

Saviez-vous qu’en 35 ans, un pied de gui va produire 30 000 graines mais que seulement une seule sur 10 000 donnera un nouveau pied ?

Retour aux publications