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Environnement et Cadre de Vie

Carnet du naturaliste

Être naturaliste à la plage !

Publié le 30/06/2017

Entre baignade et bronzette, partez à la découverte de la plage !

Une plage ne se résume pas à du sable et de l’eau !

Il existe toute une biodiversité composée de matières inertes et d’éléments vivants.

Alors entre baignade et bronzette, pourquoi ne pas partir à la découverte de cette plage qui vous entoure ?

L’expédition commence en haut de la plage, avec une flore adaptée aux embruns marins et au manque d’eau. Les végétaux se caractérisent souvent par un feuillage épais et coriace. Ils sont également équipés de racines profondes capables de capter l’eau et les minéraux du sol et de participer à la fixation des dunes.

Ainsi, il est possible d’observer :

  • l'oyat (Ammophila arenaria), est une herbe vivace aux feuilles vert-grisâtre effilées et aux bords enroulés. La tige souterraine s'étend sur plusieurs mètres et donne naissance à de nouveaux pieds grâce au développement de stolons. Les colonies qu’elle forme sont des acteurs majeurs de la limitation de l'érosion des côtes,
  • le chou marin (Crambe maritima), moins fréquent, développe de grandes feuilles épaisses vert glauque. Cette plante comestible est strictement interdite à la récolte car protégée au niveau national,
  • le cakilier maritime (Cakile maritima), une plante annuelle qui a développé diverses techniques pour survivre dans ces conditions particulières. Par exemple, ses feuilles sont épaisses et jouent le rôle de réserve d'eau. En outre, son cycle végétatif ne démarre jamais avant les marées d'équinoxe (mars et septembre) limitant de cette façon le risque d'être emportée par la mer.

Si vous êtes davantage intéressé par la faune, dirigez-vous vers la laisse de mer (accumulation de débris naturels)

Munie d'une boîte-loupe, regardez sous les algues ou les morceaux de bois rejetés par la mer.

Vous découvrirez peut-être :

  • le talitre (Talitrus saltator), très courant et également nommé puce de mer. Ce petit crustacé sauteur peut creuser des trous de 15 cm de profondeur pour s'abriter durant la journée,
  • le pou de mer (Ligia oceanica), une espèce de cloporte qui vit dans la laisse des plages de galets et se nourrit de débris végétaux et animaux. De couleur gris-vert, ce crustacé peut vivre près de 3 ans mais ne se reproduit qu'une fois.
  • les détritivores sont souvent accompagnés de prédateurs comme le staphylin (Cafius xantholoma), un coléoptère qui chasse les autres insectes de la laisse tant au stade adulte que larvaire. Autre prédateur du même ordre aux mandibules impressionnantes, le cicindèle maritime (Cicindela maritima). Reconnaissable à ses marques blanchâtres sur l'abdomen, il se nourrit d’invertébrés.

Et cette balade peut se poursuivre à l’infini par l’identification de coquillages (coques, balanes, bulot…), d’œufs de raies, d’algues…

De belles découvertes estivales en perspective !

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