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Environnement et Cadre de Vie

Carnet du naturaliste

Quand la nuit se fait jour...

Publié le 05/07/2018

A la rencontre des vers luisants

En été, nous nous laissons aller à profiter de la douceur du soir ! Les dîners se prolongent et les plaisirs du jardin s’éternisent. Au détour d'un arbuste, l'ombre furtive de la chauve-souris se dessine. Cet "insecticide" biologique précieux s’entoure encore de bien des légendes et des mystères. Mais une fois n'est pas coutume, elle n'est pas le sujet de notre découverte. Au contraire, il va même falloir baisser le regard et cette humilité va nous aider à trouver la lumière !

Un animal capable de produire sa propre lumière

De vos souvenirs d'enfance, remontent la découverte et la surprise de ces fameux… vers luisants ! Or cet organisme a tellement été malmené par les pratiques de jardinage de ces dernières décennies qu'il a failli disparaitre. Heureusement le retour à des méthodes naturelles permet à ce petit point lumineux de briller de nouveau en toute discrétion.

Voici quelques précisions sur le ver luisant (lampyre) qui n’a rien d'un ver puisqu’il appartient… à la famille des coléoptères ! A l'instar des coccinelles qui sont de terribles prédateurs, il aime chasser ce qui rampe et produit de la bave, à savoir les escargots et les limaces.

D'une façon générale, les lampyres vivent cachés durant la journée sous les tapis de feuilles mortes ou sous des souches. C'est également dans ces abris, apportant chaleur et humidité, qu'elles trouveront leurs proies. Ce sont surtout les larves qui se présentent comme de redoutables prédateurs car les adultes vivent de leurs réserves acquises au stade larvaire et meurent après la reproduction.

Le dimorphisme sexuel entre le mâle et la femelle

En effet, si le mâle présente bien les caractéristiques liées aux coléoptères, la femelle est quant à elle radicalement différente. Elle se montre sous une forme allongée, le corps segmenté et brun, sans ailes et sans élytres. Sa ressemblance avec la larve lui vaut le qualificatif de "femelle néoténique", car elle conservera cette apparence durant toute sa vie.

La lumière comme stratégie de conquête

Dans le règne animal et sauvage, il est courant que le mâle fasse étalage de ses atours afin de séduire sa dulcinée : couleurs vives, chant enlevé, parade travaillée… Tous les moyens sont bons pour arriver à ses fins ! Et bien chez le ver luisant, le mâle est d'apparence sobre et c'est bien la femelle qui va chercher à l'attirer « dans ses filets ». Pour cela, elle se hisse sur des brindilles et produit une lumière froide tel un phare dans la nuit. A noter que le mâle brille lui aussi de petits points lumineux, sans comparaison toutefois avec l'élue de son cœur !

 

 

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