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Environnement et Cadre de Vie

Carnet du naturaliste

Quelle teigne... cette tique !

Publié le 31/05/2017

Lors des sorties nature, soyons vigilants aux tiques...

Quelle teigne… cette tique !

 

                                   Avec les beaux jours, les sorties en nature se font plus nombreuses. Les balades en milieu forestier ou dans les herbes hautes nécessitent quelques précautions. En effet, soyons vigilants, les tiques, Ixodida, nous guettent du haut de leurs quelques millimètres !

Voici quelques informations à leur sujet :

S’il en existe plusieurs espèces, la plus courante est sans doute la tique du chien (Ixodes ricinus). Présente dans de nombreuses régions de l'hémisphère nord, elle se développe à proximité du sol dans des milieux tels que les forêts, les bois ou les haies. Aveugle, elle est pourvue de cellules capables de capter et d’analyser les odeurs. Elle dispose également de zones photosensibles qui lui permettent de détecter les mouvements des animaux ou des humains.

Les 4 étapes évolutives de son développement :

- les œufs : souvent par milliers, pondus au sol et collés les uns aux autres,

- la larve : paradoxalement, elle n'a que 3 paires de pattes et se nourrit déjà de sang,

- la nymphe : elle retrouve ses 4 paires de pattes propres à l’ordre des arachnides,

- l'adulte : le mâle, nettement plus petit que la femelle, ne survit pas à l'épisode de la reproduction.

La tique se place au bout d'un brin d'herbe ou d'une feuille en attendant sa « proie » sur laquelle elle reste entre 2 et 15 jours. Elle redescend ensuite sur le sol afin de poursuivre sa transformation. Elle se nourrit à chaque étape, elle repart donc rapidement à la recherche d’une autre source d'approvisionnement. Au stade adulte, seule la femelle se nourrit. Ses besoins en énergie sont importants (pour la ponte qui suivra) et son abdomen peut se distendre afin d’emmagasiner une grande quantité de sang. Sa "gourmandise" est telle qu'elle peut grossir jusqu’à 200 fois sa taille initiale !

Sur sa proie, la tique va chercher une zone de peau fine qu'elle pénètre avec son rostre. Elle produit une salive particulière qui agit comme une colle, puis fabrique une sorte de manchon solidifié qui lui permet de relier durablement le rostre à l'épiderme. C'est pourquoi le retrait de la tique nécessite une technique particulière. Au cours de son « repas », cet acarien injecte des substances anesthésiantes qui rendent son action indolore.

                                   Le danger de ce minuscule organisme réside dans sa piqûre. En effet, il peut transmettre une maladie bactérienne grave nommée "maladie de Lyme". Difficilement décelable, celle-ci se traduit par plusieurs symptômes : fatigue, syndrome grippal avec ou sans fièvre, douleurs le long des trajets nerveux et articulaires, paralysie faciale, nuque raide, syndrome méningé, troubles du rythme cardiaque…

Afin de prévenir les piqûres, lors de vos balades en forêt, pensez à :

- porter des vêtements clairs et couvrant l'ensemble du corps,

- enduire les parties non couvertes de la peau d'un produit répulsif,

- rester sur les sentiers en évitant les zones de fougères ou d'herbes hautes.

Si vous devez enlever une tique, privilégiez l’utilisation d’un tire-tique, conçu pour la retirer entièrement, rostre compris. Puis désinfectez consciencieusement l’endroit de la piqûre.

 

 

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