Contenu non disponible, Merci de retourner votre smartphone
logo CAEN.fr

Formulaire de recherche

Accueil Publications Le temps des morilles

Publication

Environnement et Cadre de Vie

Carnet du naturaliste

Le temps des morilles

Publié le 31/03/2017

C’est l’un des premiers champignons recherché à cette saison car réputé pour son goût inimitable,

Quand la lune se fait chaude et moite au premier quartier, on trouve des morilles à plein panier"

Citation de mon Oncle Gustave qui avait le nez en morille !

Le jour tarde à se retirer, les températures se font plus douces, les cerisiers sont en fleurs et les oiseaux gazouillent dès potron-minet. La nature s'éveille enfin et reprend peu à peu ses droits. Pas de doute, le printemps s'annonce et sonne le glas de l'hiver !

Dans ce foisonnement de vie renaissante, la morille est l’espèce par excellence, annonciatrice du printemps.

Comment la reconnaître ?

Du genre Morchella, c’est l’un des premiers champignons recherché à cette saison car réputé pour son goût inimitable. Il pousse en général dès le mois de mars-avril et jusqu'en juin.

Le chapeau de la morille est formé d'alvéoles et sa couleur très variable allant du blanc au gris, en passant par le brun, l’orangé, le noir ou l’ocre....

C'est un champignon complétement creux, dont la chair peu épaisse dégage un parfum intense. Il arrive fréquemment de trouver des morilles aux formes très tourmentées, au niveau du chapeau ou du pied, ce qui n'altère en rien leurs qualités gustatives.

À noter également que la différenciation des espèces entre elles peut s’avérer complexe en raison de critères de reconnaissance peu visibles à l'œil nu. Rassurez-vous, cela est sans importance puisqu’elles sont toutes comestibles une fois cuites !

À cuire impérativement !

En effet, les morilles contiennent une substance toxique thermolabile, c’est-à-dire qu'elle disparaît à la cuisson ainsi qu'à la dessiccation. Des champignons à cuire impérativement avant de les consommer.

Facile à distinguer des autres champignons lors de la cueillette, la seule confusion possible pourrait être avec Gyromitre globuleux ou fausse morille, un champignon toxique. Il se caractérise par un chapeau en forme de cerveau, d’où son appellation de « cerveau sur pied ». Il convient de rappeler qu'en cas de doute, le mieux est encore de passer son chemin.

Quelques conseils

Vous souhaitez récolter des morilles ? Alors il vous faudra patience et obstination pour profiter de ce fameux champignon, tellement recherché des amateurs. Voici quelques conseils :

Observez la nature qui vous entoure

En effet, la poussée des morilles est concomitante avec la floraison de certaines espèces. De ce fait, vous pouvez commencer vos recherches lorsque vous apercevez la ficaire (Ranunculus ficaria), l'anémone des bois (Anemone nemorasa), la jacinthe des bois (Hyacintoides non-scripta) ou bien le prunelier sauvage (Prunus spinosa). N’hésitez plus lorsque les bourgeons du frêne (Fraxinus excelsior) et du noisetier (Corylus avellana) s’ouvrent.

Repérez les sols basiques...

... tels que sol calcaire ou argilo-calcaire ou bien granitique (sablonneux).

Prospectez...

... les terrains frais et humides (bords des ruisseaux, zones humides..), les décombres, les vergers (surtout les pommiers), les sols remués (coulées de gibier, coupes de bois fraîchement exploitées) et les lieux récemment brûlés. Les endroits ensoleillés tels que les lisières de bois ou les talus herbeux sont également propices. Gourmand en sucre, il se développe sous des essences dites "sucrées" et profitent des pollens, miellats, feuilles, fruits ou encore racines blessées.

Amis gastronomes, à vos paniers, vous voilà prêts pour la cueillette de ce succulent champignon ! Dans le respect de la nature et toujours en quantité raisonnable…

Retour aux publications