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11/11/1940, le jour où de jeunes Caennais se soulevèrent...

Le monument aux morts fait face à l'hôtel Malherbe.
Patrimoines Publié le 09/11/2020

Le 11 novembre 1940, des Caennais bravent l'interdiction de célébrer l'armistice de 1918. Pour le 80e anniversaire de cet acte de Résistance, une plaque commémorative leur rendra hommage place Foch.

En 1940, cela fait 13 ans que le monument aux morts de 1914-18 et sa colonne coiffée d'une victoire ailée se dresse au centre de la place Maréchal-Foch, devant l'hôtel Malherbe. Depuis juin, l'édifice mémoriel a entamé une période de cohabitation compliquée avec le grand hôtel voisin quand ce dernier a été réquisitionné par la FeldKommandantur. Le bas-relief, œuvre de Raymond Bigot qui représentait un coq gaulois terrassant un aigle allemand, a rapidement été détruit par l'Occupant.

En 1944, la colonne de la Victoire est restée debout, au centre d'une place en ruines.

© Archives municipales / Fonds Delassalle

Élan patriotique

Repeint en noir, l'ancien hôtel Malherbe est gardé jour et nuit par des sentinelles en arme. Le 11 novembre 1940, il est le théâtre d'un acte spontané de Résistance.

"C'est là, juste sous les yeux de l’ennemi, que se rassemblent quelques dizaines de jeunes Caennais s'étant passé le mot pour célébrer malgré tout l'Armistice de 1918", retrace Patrick Nicolle, conseiller municipal en charge des actions liées à la Mémoire, aux Anciens combattants et aux cérémonies patriotiques et commémoratives.

Conséquences tragiques

Indignées par ce mouvement patriotique, les autorités allemandes dispersent le rassemblement et procèdent à plusieurs interpellations. Les identités des frères Lucien et Marcel Colin, ainsi que du professeur Emmanuel Desbiot, sont notamment relevées.

"Leur geste aura une terrible conséquence. En mai 1942, en représailles à un double sabotage commis par la Résistance sur des trains de permissionnaires allemands, à Airan, les deux étudiants et l'enseignant sont arrêtés le 7 mai 1942 comme otages puis envoyés dans les camps d'Auschwitz-Birkenau. Ils n'en reviendront pas."

Hommage, 80 ans après

La cérémonie commémorative du 11 novembre 2020 va être l'occasion de dévoiler une plaque rendant hommage à ces Résistants de la première heure.

"Ces mouvements patriotiques qui ont eu lieu spontanément dans plusieurs villes de France sont assez peu connus, ajoute Patrick Nicolle. Quand l'association Mémoires de la Résistance normande nous a sollicités à ce propos, nous avons immédiatement voulu nous associer à cet hommage."

Date de publication: 09/11/2020