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Les filaments de la vie

fleurs
Carnet vert Publié le 26/04/2019

Cheveux de sorcière, cheveux du diable… avez-vous déjà remarqué des filaments rougeâtres ou jaunâtres, délicatement posés sur une plante ?

Une centaine d’espèces existent dans le monde. En Normandie il est possible d’apercevoir la cuscute à petites fleurs (Cuscuta epithymum L.). Elle se développe notamment en région côtière dans la Manche ou plus ponctuellement dans l’Orne et le Calvados.

Sans feuille ni contact direct avec la terre, cette plante parasite (ou holoparasite*) dépend entièrement de "l’hôte" à laquelle elle s’attache.

Une drôle de plante

En l’absence de feuillage, pas de photosynthèse et sans système racinaire, pas d’absorption d’éléments nutritifs ! Les tiges volubiles sont donc implantées dans le végétal hôte grâce à des crampons suçoirs qui pénètrent dans les tissus et vont pomper les éléments nécessaires au développement de la cuscute : eau, nutriments, sucres…

Une reproduction envahissante

Pour assurer sa descendance, ses petites fleurs en glomérules de couleur blanc-rosé vont produire des graines minuscules en grand nombre (2 000 en moyenne par tige). Celles-ci peuvent rester en dormance plusieurs années dans le sol en attendant des conditions favorables.

Pour pallier à une absence de cotylédons et de réserves nutritives, la germination émerge d’une tige grêle dressée sur une hauteur de 4 à 10 cm.

Puis celle-ci, en se contorsionnant, bénéficie de quelques heures pour trouver un support végétal, faute de quoi elle dépérira d’épuisement. Une fois la plante "hôte" choisie, elle s’enroule autour de sa tige et la base qui la reliait au sol se dessèche.

Elle se développe sur la plante tout en débordant généreusement sur les végétaux alentour. Ce maillage de filaments va épuiser les plantes infestées et les tuer lentement.

*qui ne peut terminer son cycle de vie sans profiter d’une plante hôte.

Date de publication: 26/04/2019